jeudi 20 août 2009

Le grand Alti plane... Ooooh !!

LE GRAND ALTIPLANO
La Paz, Oruro, Salinas de Garcia Mendoza, le chauffeur me laisse finir ma nuit dans le bus puis stop... au sens lever du pouce. A 3653m, au bord du fameux Salar d´Uyuni, les transports locaux deviennent rares car les déplacements de touristes s´effectuent généralement à l´aide de Tours. A l´arrière d´un pick up défoncé (la jouissance ultime, le bonheur suprême du voyage !!) avec les 7 enfants de la famille qui n´ont plus cours cette fin de semaine car les profs sont partis à Oruro chercher leur salaire (quelque soit le pays ce n´est vraiment pas un métier facile !!), je me retrouve dans cette famille à Jirira (Entrainez-vous à prononcer avec la jota et les r roulés !!) au pied du volcan Tunupa au nord du Salar.








D'ailleurs, indépendement de la formation géologique du Salar suite à l´assèchement d´un lac, la légende précise qu´Atahulpa lacéra la poitrine de Tunupa sur les pentes du volcan Tunupa (5432m) et que le lait qui en jaillit forma le Salar. Le plus grand désert de sel du monde (12.000 km2, environ 95 km du nord au sud et 150km d´ouest en est) devrait donc s´appeler le Salar de Tunupa et non le Salar d´Uyuni !!
Après m´être ruiné sur les pentes du fameux Tunupa dans une pseudo ascencion-balade-mirador, j´enchaîne, litres d´eau sur les épaules, par une traversée à pied jusqu´à l´île d'Incahuasi, au milieu du désert de sel. La tête enfouie sous les protections afin d´éviter le brûlant astre de lumière (hum hum ??), les dizaines de km parcourus sur cette étendue blanche défilent lentement et ne semblent guère me rapprocher de la terre promise !! La nuit tombante m´oblige en quelques minutes à enfiler polaire, blouson, bonnet, gants et à me faire accélérer le pas afin de ne pas moisir au milieu de ces terres hostiles.
De plus, la nuit, en plus du vent et du froid, il faut, parait-il, éviter de se trouver sur l´itinéraire d´un des nombreux 4*4 chilien de contrebande qui font des traversées éclair du désert afin de les importer illégalement en Bolivie.
L´île. Enfin. Là ou je verrai le lendemain des dizaines de Land Cruiser stationnés les uns à côté des autres, réserve son refuge exclusivement aux voyageurs arrivés à pied ou en vélo: refuge royal avec vue panoramique sur le lait concentré.

Si je continue au sud à pied, je serai coincé et devrait remonter sur Uyuni pour continuer donc je dois partir à l´est sur Uyuni pour booker un tour qui repassera par le désert de sel... mais ne serait-il pas plus simple d´en attraper un directement au passage?
- No se puede. No se puede. Hay que regresar en Uyuni.
Après avoir demandé à tous les véhicules en stationnement, je saute dans celui d´un bolivien qui guide deux 4*4 argentins à travers le sud Lipez. En avant pour plus de 300 km de pistes éclatées ou seuls les Toy métalliques résistent et ou "los Argentinos" pleurent avec leurs 4*4 de ville à 60.000$ !! Ô Programme : Arbol de piedra, lagunes, laguna colorada, aguas calientes, geysers à 4800m, laguna verde, laguna blanca...
Décor minéral désertique oscillant entre 4000 et 5000 m d'altitude encerclé par les sommets des volcans alentours, le tout dans des tons d´ocre, de marron, de beige, de blanc... Des déserts dans le désert selon le guide...

Je me fais déposer et réside juste avant la frontière Chilienne pour prévoir une ascencion du Licancabur : départ à 5h à 4500m pour une arrivée à 5916m vers 11h du mat... une formalité !! Si je tiens le chirurgien qui m'a amputé d'un rein pendant la nuit !! Le chauffeur et les 2 guides chantent pendant la montée, picolent du café cognac, machent des feuilles de coca, ouvrent des bières au sommet pour fêter l´évènement (ma deuxième gorgée a faillit ressortir aussi vite qu´elle était entrée !!), rendent homage à la Pachamama dans un petit autel prévu à cet effet puis nous redescendons à travers un immense pierrier.







Un jour supplémentaire pour apprécier ces immenses étendues tranquilles de la TIERRA DE BOLIVIA à plus de 4000m d´altitude puis transfert, retour à la civilisation et redescente à 2500m pour San Pedro de Atacama qui, village Chilien d´un millier d´habitants (le plus cher du pays selon certains locaux), ressemble avec ses maisonettes en chaux blanche et ses hordes d'étrangers étrangement à un village touristique de Grèce ou d´Espagne.

Demain, retour en Argentine.
Where´s the english version ?? She's coming, she's coming... soooooon

1 commentaire:

  1. Hola.
    Suis monté à 5200 en Équateur sur El chimborazo. Tous les 10 mètres je me vautrais parterre pour cracher un morceau de poumon. 5900... tu m'impressionne

    Bon, rammene moi du sel j'en ai plus.
    Bye hombre

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