jeudi 27 août 2009

PACHAMAMA

La PACHAMAMA

Je me suis réveillé à genoux dans le patio d'une maison, la tête au dessus d´un trou. L'orifice creusé à même le sol ne semblait cependant pas assez vaste pour contenir mon cadavre en un seul morceau. Avaient-ils l'intention de le découper ? De plus, le cercle était entouré de confettis : illogique. Si c'était pour me jeter dedans, pourquoi l'avoir cerclé de morceaux de papier colorés ? Mon enterrement était-il une étape si longuement espérée ? Le processus d'une extermination logiquement pensée et organisée ? Et puis pourquoi avoir planté autour des cigarettes à l'envers ? Pour une crémation ?

Régulièrement on se glissait dans mon dos pour me murmurer des instructions que je peinais à comprendre mais que je m'appliquais, parfois après avoir fait répéter, à exécuter sagement et méthodiquement. Les mains scrupuleusement jointes, je venais de laisser tomber en pluie dans la fosse une poignée de feuilles de coca puis de graines de quinoa. J'étais maintenant en train de parsemer le contour de ma propre tombe avec des confettis. Respectant les instructions de mon guide spirituel, les deux mains impérativement réunies, je saisissais le petit verre d´alcool pur à 96 degrés que l´on me tendait et je le versais par dessus mes précédentes offrandes. J'appliquais rigoureusement les mêmes consignes et les mêmes gestes avec de la liqueur de café, du Get 27, de la téquila, de la liqueur de banane, de la bière blonde et de la bière brune, du vin rouge et du vin blanc, de la chicha* puis terminais mes offrandes par cette merveilleuse boisson gazeuse américaine qui nettoie parfaitement les clous rouillés et occasionnellement votre estomac lorsque vous avez des soucis de transit en voyage.

Je reprends lentement ma place et mes esprits dans le cercle lorsqu'un plein verre, orange de plastique et rouge de vin s'avance gaillardement vers moi. Rodrigo, parcourt sans cesse l'assemblée avec ses trois verres et veille scrupuleusement à ce que personne ne meurt de soif. Il les remplit, les propose aux convives devant lui, attend patiemment leur retour en discutant et plaisantant avec les buveurs puis continue son tour de garde. Quelques gouttes par terre en hommage à la Pachamama et j'engloutis ma ration de raisin fermenté. Alors que mon corps réalise ce qui lui arrive, Rodrigo me remercie chaleureusement, me gratifie d'un grand sourire et passe au suivant. On me tape sur l'épaule et mes yeux tombent (nez à nez) sur une grande assiette de pois chiches épicés et de pommes de terre. A peine ai-je fini mon plat qu'instantanément une soupe de lama se jette confortablement sur mes genoux puis une autre spécialité locale puis Rodrigo est de retour... il a eu le temps de servir la trentaine de convives. Quelques images me revenaient vaguement : je me revoyais en cercle quelques heures plus tôt au sommet de la colline de cactus, le soleil écrasant la Quebrada comme pour dominer son relief original, tournant en ronde et dansant avec tous ces musiciens au son du charango, des guitares et des flûtes. Au coeur du cercle, les cartons de packs de « vino toro » et ses cadavres de briques formaient désormais un autel sur la Terre Mère, vestiges du début de la célébration, témoins de l'hommage rendu, authentiques ruines d'une respectueuse cérémonie déjà bien entamée... John samouraï, qui devait évidemment une partie de son nom à son faciès mongol, nous expliquait sa quinzaine d'enfants, sa philosophie de vie, ses familles éparpillées dans différents pays, sa pluriculturalité puis surtout que "c'est la vie de faire des enfants, c'est pour cela qu'il faut être fort et de toute manière on ne peut pas refuser à une femme de lui faire des enfants". Sa voix était régulièrement couverte par les envolées mélodiques traditionnelles des musiciens mais lorsque le charango magique de

Daniel Ambrosio retentissait dans le soleil couchant, plus aucun bruit parasite ne subsistait. Joueur émérite et fidèle parmi les fidèles, référence parmi les maîtres du genre ici comme à l'étranger, musicien reconnu parmi les professionnels, le Monsieur charango national interprétait avec sa main magique que dis-je, caressait amoureusement les frètes, frisait sensuellement les cordes, bruissait sensiblement les fils puis soudainement, dans une transe chamanique accompagnée de grimaces de douleur, cinglait la caisse comme si elle devait lui rendre des comptes et relançait le bal musical en renvoyant les fidèles sur la piste improvisée. Quant à Augustin, vieil argentino italiano, dont le singulier visage européen contrastait avec ses collègues indigènes, flûte de pan au cou et charango en bandoulière, il nous interprétait, entre deux classiques du pays, ses airs originaux sur lesquels les convives improvisaient allègrement. Le rythme semblait traverser l'assemblée, transcender les danseurs, habiter « los jugadores »; chacun respirait des notes et transpirait des mélodies comme si la Terre Mère, la Pachamama, celle à qui l'on rendait hommage, nous soufflait ses gammes à travers nos piétinements.

D'autres mots soufflés à l'oreille me ramènent à la réalité. Je dois maintenant renouveler le rituel des liquides, non plus en les versant simplement par dessus mes premières offrandes mais plutôt en les ingurgitant, et ce pour chaque liquide, sous la forme d'un shooter. L'enchaînement est de rigueur car chaque nouveau verre remplace le précédent et il me faut basculer sans sourciller. Aucune pose ne s'impose ? Le suivant est rempli et se réchauffe déjà entre mes mains. A peine ai-je cligné des yeux pour me remettre de ma descente infernale que l'on me propose du temps. Du temps ? Je réalise au bout de quelques secondes que c'est désormais MON moment, MON hommage, que je dispose maintenant de toute la liberté voulue pour m'exprimer et remercier la Terre Mère, la gratifier et lui demander en retour ce que je désire. Je savoure ces minutes pour échanger enfin seul à seul avec elle, lui exprimer mon immense respect, ma reconnaissance, ma gratitude avec mes mots. J'ai tant de choses à lui dire que les images se bousculent et se perdent dans ma tête : par où commencer ? Merci pour ta générosité certes mais par dessus tout pour ta tolérance. Merci pour ton absence de rancune, pour ne pas exploser lorsque les hommes te déchirent, t'arrachent tes racines, te lapident les veines, t'éventrent, t'étripent, te sucent jusqu'à la moelle, te vident de tes riches entrailles sous l'avide autel de la cupidité, t'utilisent comme décharge puis t'abandonnent lâchement avec mépris. Merci pour tes multiples variations et infinies déclinaisons, pour nous rappeler que richesse est synonyme de diversité (faut-il voir un parallèle avec une métaphorique leçon humaniste ?) merci pour... A peine relevai-je la tête pour reprendre en partie mes esprits qu'une pluie de confettis, signant la fin des respectables hostilités, s'abat littéralement sur moi.

En fond de cette atmosphère enfumée, Rafaël aux platines, alterne entre un air de cumbia et de reaggaeton. Les trois chambres de la maison d'Andrès et Laura sont remplies de lits superposés sur lesquels on discute, palabre, me présente à la mère, la grand-mère, les enfants, les cousins qui jouent à la console (difficile d'ailleurs de différencier ceux qui vivent ici de ceux qui prennent part à la célébration), parle du pays, de la France, de la fête, du coût du voyage et du niveau de vie, de la cérémonie, des voisins qui sont venus et chez qui on la fera plus tard ou chez qui on l'a déjà célébrée car l'hommage rendu à la Terre Mère, la terre nourricière m'explique Antonio, « celle qui me fait vivre tous les jours », ne s'effectue que pendant le mois d'août.

- On ne la fait qu'une seule fois chez soi. Le week-end ou le jour suivant, on la célèbre chez un voisin ou un ami. Elle peut être réalisée tous les jours mais c'est plus souvent en fin de semaine afin de prolonger plus facilement la soirée. D'ailleurs, on est déjà demain, il est largement temps d'aller bouger son corps.

- Vamos al baile. CUMBIA !!

Vite. Le temps présent est déjà passé au futur.


* Liqueur de maïs

mardi 25 août 2009

THE ALL TRIP for the english speakers. (Un résumé complet du voyage pour les anglophones)

Welcome english speakers. I invite to spot the pictures in the other (french) articles.

BUENOOOOOOOS AIREEEEEEEEES

Let´s start in Buenos Aires on the 14th of july after 14 hours of flight...
After 3 days visiting the city (Playa de Mayo, The differents districts of San Telmo, Palermo, and the famous colorful one of La Boca, a Tango concert, a saturday night fever...) all right, everything´s fun and perfect. Let"s move !!
"The plan is... ?? Of course i don´t have any plan !!" Not exactly: the main idea is to move around South America during a month and a half spending most of my time in Bolivia. At least, i'll try to catch a boat in the tropical part of this country and have a look at the Altiplano... The Altiplano will be warmer in august than in july (minus 13 instead of minus 15 at night, that´ll change everything !!) so i decide to start with the tropical part. Let's go.
I go up to Clorinda, wich is right at the Paraguay border and i spend a day joking with "change people", "money robbers", "notes sellers", anyway, with these men who change money in the street !!
Then i get into Paraguay through the city of Asuncion and slept in a sort of jail (wich is just the bottom summer part of the house!!) at a "friend´s" house right next to the Paraguay river... It's "easy" to get accomodation in a unknown family when you arrive at night with just a litlle note of an "old" friend (old from the previous day !!) !! Nice place, nice meeting. Thanks people.
Anyone wanna ask:
- But why Paraguay?
- Why not? Not much to see, not many informations, not really good advices... just enough to give you the wish to go. There is just one road across the country through 1500 km of ranches, ranches and ranches. Sounds good, isn´it?
In some places, they have to put :
1 cabeza (one head of cow)/ 2 ha around Santa Cruz in the south east of Bolivia.
1 cabeza/ 5 ha dans la région d'El Chaco in Paraguay
1 cabeza/ 3 ha dans la région d'El Beni in the north of Bolivia.
That´s it. Just, hips animals in huge "estancias" !!

PARAGUAY to...
I hitchhike with my sign "Al Chaco" through this ex-salt lake dried for a flat salty land (wich cause problems of drinking water). At the next peage, the cops don't really appreciate my way of travelling and they would rather see me in a bus but after playing their game (you throw away a coin and the one who's the closet to the pavement win all the coins !!), they stop a truck and put me in !! Nearly same thing at the next checkpoint where after joking with them, they find me a car to carry on my journey. After hours of roadtrip and after a spleep in front of the immigration center (waiting for a bus at 2 o´clock on the morning), i finaly crossed the Bolivian border. By the way, this region is as well the land of memonites communities: it's just surprising to see these big guys with their wifes, all dressed like 50 years ago, speaking german and showing bolivian identity card at the police.
Here at the border, they could write "HERE BEGINS THE TRIP" instead of "welcome to Bolivia" as the asphalt road end up at the bottom of the sign and change into a really crap dirt road. But that's why i'm here for, no ? Let's start the real adventure !!

... BOLIVIA
After having forgotten my little handy video camera (lend from a friend for the trip) in the taxi arriving in Puerto Villaroel, a little vilage close to the Rio Ichilo, i look for him and find him driving around the village. Muchissimas Gracias ! I´m lookink for a boat to Trinidad but unfortunately now, during the dry season, it´s just impossible here. So back at the first place, change plan to go further up north to look for another boat. In Santa Cruz, it's not a rain but more a deluge as we cross the streets one stones to stay dry. Of course, it didn't happen since years otherwise it wouldn't have been fun !! Eating in a little restaurant, i start to speak with Gonzalo in front of me:
- I'm going to Trinidad
- Me too
- A 19h30
- Me too
- With Juarez company
- Me too
- I have the seat number 27
-Me...
After a freezy, rainy night in a "marvellous" bus: holes in the floor to check the road, open windows for air cond, 2 hours late for the fun... we finally get to Trinidad. I arrive in this tropical region in so much rain and cold that Daniel (Gonzalo's uncle from Trinidad) and Ambrosio (Daniel's Brother from Santa Cruz) i met in the bus use to say "we never saw that since 20 years as the climate is usualy quite dry in winter time". Great ! I'm invited in their house ! Such a good help for everything, they find me a boat to keep on headind north but now the problem is that i don't have enough time to make the boat trip and be back in San Ignacio de Moxos for the famous once a year indigenous celebration. So i wait nearly a week in their house in Trinidad where Daniel, Nelly (his wife) and Ambrosio, faces all the coïncidences between us, use to say "it's god who makes us bump into eachother". We went fishing, walking, hanging and visiting around, and i discovered how they party on friday and saturday night driving aroung the city in cars, scooter, motorbikes), so funny...
Finally i take a "2 hours collectivo" on a dirt road (wich is just passable during the dry season, after the only ways of communication are the boat or the the plane) for an amazing Indigene party on the 30th of July: "défilés" with arrows and colorful clothes, music everywhere, "bandas" = bands playing in front of houses, fireworks at night, crazy or funny fireworks thrown into the crowd, hips of bolivians drinking the best national beer "Pacena"... all night long (and all night long here is really until sunrise)! Then, during 4 hours in the afternoon and 3 days in a raw, it's "bulls ridind" or "rodeo". When the first contestant fell off the bull, some "braves" into the arena turn around the bull and tease him when most of them are just running away shaouting at him than really facing him. But the most funny is (still inside the bullring) when 2 of the players start to fight for i don't know which reason, everybody surround the fighters, event suddenly a LOT MORE interesting than the bull totaly neglect in a corner. (The bull should run into the boxing area to regain himself interest, shouldn't he?). See picture with the 2 guys in front of the bull... 27mm.

Back in Trinidad, i ask to a dirt brazilian guy with gaz on him carrying huge barrels:
- Hay barcos para Guayaramerin ?
- Si hay
- Cuando ?
- Ahora
- Pero, tengo que hablar con el capitan ?
- Soy el capitan !
- Cuanto cuesta ?
- 300 bolivianos
- Cuando se va ?
- Ahorita, en una hora.
- Pero tengo cosas a recoger en Trinidad.
- Bueno, haces la vuelta, te esperamos.
I FINALY jump on a boat hang on a 500 tons of gasoil barge on his side, to the Brasilian border. A week crusing on Mamore river spoting alligator, anaconda(??), hips of birds, capybara, wild pigs... A week eating fried piranhas, piranha soup, fried piranhas with rice, fried fish with yucca, fried fish with potatoes. Hard to fine some vages !! A week of fish, of write, of living on the cool cruising rythm, of heat and of... mosquitos. Everynight i get bitten by hips of billions of hords of mosquitos. The indispensable thing would not be but IS a mosquito net. DEFINITIVELY !! So a nice week to end up in Guyayaramerin, on the Brasilian border. There, i cross the river and spend few hours in Brazil. Now i can say: i´ve been to Brazil !
Last night on the boat : with Rigo, the owner, while eating coca leaves and drinking beers, we set the world to rights all night long like old friends. At 7 on the morning, unfortunately l left to catch my bus to LA PAZ.

- How long it's gonna be to reach the Bolivian capital ?
- Between 30 and 60 hours.
- Sorry ?
- Depend on the season but now, it should be around 30.
36 hours of bus on dirt roads are necessary to reach LA PAZ in the dry sesaon but it could last until 60 hours in wet season. After some really nice corridors between the cliff and the gap (where at least a bus fall everymonth), I arrive at nearly 4000 m (it's the highest capital of the world) in the heart of this huge hole where little houses are gripped on the sides of the moutain. I walk at night back down from "El Alto quarter" through the tiny steepy streets known as (deadly!!) dangerous to check if there's really some danger. I'm still here so sure it's not !! (I just fought with hundreds of adorable Bolivians, as usual).

Take care friends...
Cuidese amigos

HAY QUE VER PARA CONOCER
HAY QUE VIAJAR PARA HABLAR
HAY QUE SABER PARA ENTENDER

The big ALTIPLANO

La Paz, Oruro, Salinas de Garcia Mendoza where the bus driver let me finish the night in the bus and then... where to go ? At 3653m, on the shore of the famous "Uyuni Salt Lake", after having a quinoa soup, it's hard to find any kind of transport. Let's hitchhike again. At the back of a pick-up with the 7 childs of the family on their way back from the school, i reach the next village of Jirira (Try to pronounce it in Spanish !!). I'm at the bottom of the Tunupa Volcanoe (5432 m). By the way, the legend say that the milk who gushed out of the chest of Tunupa slashed by Atahualpa on the slopes of the Tunupa Volcanoe, made the Salt Lake. So the bigest salt lake in the world (12.000 squarre km, approximately 95 km from north to south and 150km from west to east) should be known as the Tunupa Salt Lake and not the Uyuni Salt Lake !!!!
Mauricio, the dad of the family drop me off with his motorbike at the door of the desert : with food, water, warm clothes and tent in my backpack, i should survive. Let's cross walking half of the desert. When he droped me, i had my jacket and my bonnet but now i'm walking in tee-shirt in the burning sun and i even have to protect my face from the sun and his agressive reflexion on the salt. The island i wanna reach is about 40 km away so i walk all the day but the more i walk, the more the island appear far away. I just love having dozens of kilometers of nothing around me. Just flat salty land...
The sun start to go down, the wind start to blow, the temperature drop seriously and in few minutes i have to get dressed again with polar pullover, jacket, bonnet and gloves. It reminds me that we're at 3600... and more in winter time. After 8 hours of walk (and running after my hat blowed by the wind) !!), i finally reach the island and find that i can sleep in a refuge with a panoramic view on the salar. (The refuge is authorized only for people who got on the island walking or cycling but the touristic tours can't stay overnight here). A little bit disapointed because i didn't check if it's really dangerous to sleep overnight in the salar as illegal vehicules from Chile cross it quickly to enter in Bolivia and might roll over you.
During the day, hips of "four wheel drive tours" stop on the island to take picture and eat there. By chance, i can jump into one to keep on going my trip in the south Lipez (Normaly i should have come back in the touristic city of Uyuni to book a tour) through stones desert, sand desert, colored lagoons (white, pink, blue, green), hot pools at 4500m, geysers at 4800m. Moreover, in this very impressive mineral landscape, we're all the time surrounded by moutains between 5000 and 6000 m high. I decide to stay a bit more in this amazing scenary, right before the Chilian border:
4 o'clock: get up and breakfast. 4h30: transfer to the bottom of the volcanoe. 5h: lets'walk... Even if i thought and looked about who amputate me a lung the night before, i climb !! 6 hours later, we're at the top of the Licamcabur at 5916 m.
Yepaaaaaaaaaaaaaaaa.
The driver and the guide ate coca leaves and drank coffee-cognac all the way up while singing Manu Chao song and local tunes and opened up beers at the summit to celebrate the event.
They made a ceremony to the "Mother Earth" and we went down in a huge scree.
One more day to appreciate the "EARTH OF BOLIVIA" (see picture) walking around the white lagoon at 4000 m and, unfortunatly, back in civilization in the touristic place of San Pedro de Atacama in Chile. From there Argentina, the Quebrada of Huamahuaca with an amazing Pachamama ceremony, Jujuy with a cow-boy dance party, and 24 hours bus to finally get back, 6 weeks and a half after, in BUENOS AIRES.
Back in Madrid by plane, Back in Paris by plane, Back in my city by train, back in my area by bus, back in my flat by foot.

That's it. You're welcome to see more pictures attached to the french texts.
SEE yaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Take care
Cuidese
Kiss, love, everything... and more

Be crazy, don't change anything !!

YES, I DID IT.

jeudi 20 août 2009

Le grand Alti plane... Ooooh !!

LE GRAND ALTIPLANO
La Paz, Oruro, Salinas de Garcia Mendoza, le chauffeur me laisse finir ma nuit dans le bus puis stop... au sens lever du pouce. A 3653m, au bord du fameux Salar d´Uyuni, les transports locaux deviennent rares car les déplacements de touristes s´effectuent généralement à l´aide de Tours. A l´arrière d´un pick up défoncé (la jouissance ultime, le bonheur suprême du voyage !!) avec les 7 enfants de la famille qui n´ont plus cours cette fin de semaine car les profs sont partis à Oruro chercher leur salaire (quelque soit le pays ce n´est vraiment pas un métier facile !!), je me retrouve dans cette famille à Jirira (Entrainez-vous à prononcer avec la jota et les r roulés !!) au pied du volcan Tunupa au nord du Salar.








D'ailleurs, indépendement de la formation géologique du Salar suite à l´assèchement d´un lac, la légende précise qu´Atahulpa lacéra la poitrine de Tunupa sur les pentes du volcan Tunupa (5432m) et que le lait qui en jaillit forma le Salar. Le plus grand désert de sel du monde (12.000 km2, environ 95 km du nord au sud et 150km d´ouest en est) devrait donc s´appeler le Salar de Tunupa et non le Salar d´Uyuni !!
Après m´être ruiné sur les pentes du fameux Tunupa dans une pseudo ascencion-balade-mirador, j´enchaîne, litres d´eau sur les épaules, par une traversée à pied jusqu´à l´île d'Incahuasi, au milieu du désert de sel. La tête enfouie sous les protections afin d´éviter le brûlant astre de lumière (hum hum ??), les dizaines de km parcourus sur cette étendue blanche défilent lentement et ne semblent guère me rapprocher de la terre promise !! La nuit tombante m´oblige en quelques minutes à enfiler polaire, blouson, bonnet, gants et à me faire accélérer le pas afin de ne pas moisir au milieu de ces terres hostiles.
De plus, la nuit, en plus du vent et du froid, il faut, parait-il, éviter de se trouver sur l´itinéraire d´un des nombreux 4*4 chilien de contrebande qui font des traversées éclair du désert afin de les importer illégalement en Bolivie.
L´île. Enfin. Là ou je verrai le lendemain des dizaines de Land Cruiser stationnés les uns à côté des autres, réserve son refuge exclusivement aux voyageurs arrivés à pied ou en vélo: refuge royal avec vue panoramique sur le lait concentré.

Si je continue au sud à pied, je serai coincé et devrait remonter sur Uyuni pour continuer donc je dois partir à l´est sur Uyuni pour booker un tour qui repassera par le désert de sel... mais ne serait-il pas plus simple d´en attraper un directement au passage?
- No se puede. No se puede. Hay que regresar en Uyuni.
Après avoir demandé à tous les véhicules en stationnement, je saute dans celui d´un bolivien qui guide deux 4*4 argentins à travers le sud Lipez. En avant pour plus de 300 km de pistes éclatées ou seuls les Toy métalliques résistent et ou "los Argentinos" pleurent avec leurs 4*4 de ville à 60.000$ !! Ô Programme : Arbol de piedra, lagunes, laguna colorada, aguas calientes, geysers à 4800m, laguna verde, laguna blanca...
Décor minéral désertique oscillant entre 4000 et 5000 m d'altitude encerclé par les sommets des volcans alentours, le tout dans des tons d´ocre, de marron, de beige, de blanc... Des déserts dans le désert selon le guide...

Je me fais déposer et réside juste avant la frontière Chilienne pour prévoir une ascencion du Licancabur : départ à 5h à 4500m pour une arrivée à 5916m vers 11h du mat... une formalité !! Si je tiens le chirurgien qui m'a amputé d'un rein pendant la nuit !! Le chauffeur et les 2 guides chantent pendant la montée, picolent du café cognac, machent des feuilles de coca, ouvrent des bières au sommet pour fêter l´évènement (ma deuxième gorgée a faillit ressortir aussi vite qu´elle était entrée !!), rendent homage à la Pachamama dans un petit autel prévu à cet effet puis nous redescendons à travers un immense pierrier.







Un jour supplémentaire pour apprécier ces immenses étendues tranquilles de la TIERRA DE BOLIVIA à plus de 4000m d´altitude puis transfert, retour à la civilisation et redescente à 2500m pour San Pedro de Atacama qui, village Chilien d´un millier d´habitants (le plus cher du pays selon certains locaux), ressemble avec ses maisonettes en chaux blanche et ses hordes d'étrangers étrangement à un village touristique de Grèce ou d´Espagne.

Demain, retour en Argentine.
Where´s the english version ?? She's coming, she's coming... soooooon

mardi 11 août 2009

Bas... tôt ou tard

BATEAU OU TARD

Hey hey les jeunes, je vous avais laissé à San Ignacio de Moxos un message rapide avec une connexion internet d´un autre temps... Depuis...


Samedi 01, je rapelle pour le bateau, la cargaison n´est toujours pas là !! Partirais-je un jour? En rentant a Trinidad, je me renseigne à Puerto Geralda. Enfin, peut-on réellement appeler cela un port? Après 7km de piste à partir de la route principale, au bord du fleuve, une trouée a été faite à travers la végétation pour permettre aux camions citernes de remplir des barges de combustibles. A un mec torse nu bronzé comme un brésilien mais tout crasseux, les mains pleines d´essence en train de déplacer un énorme bidon.
- Hay barcos para Guayaramerin ?
- Si hay
- Cuando ?
- Ahora
- Pero, tengo que hablar con el capitan ?
- Soy el capitan !
- Cuanto cuesta ?
- 300 bolivianos
- Cuando se va ?
- Ahorita, en una hora.
- Pero tengo cosas a recoger en Trinidad.
- Bueno, haces la vuelta, te esperamos.
A/R éclair (juste le temps pour Daniel de me préciser que je suis passé a la télé Bolivienne et de passer au canal ONCE pour que l´on m´envoi une copie, à suivre!!) et à mon retour on doit bien évidement attendre le dueño (le proprio) qui picole a Trini et si ca se trouve, on ne partira que demain. Classique. Le dueño finit par arriver tout bourré sur sa mini moto et "VAMOS" !!!!!!!!
Une semaine de navigation donc pour rejoindre Guayaramerin, à la frontière brésilienne: Dauphins d´eau douce, caimans, un "monton" d´oiseaux (des queux verts à trompe blanches, des bec orange cou rouge à grandes patounes noires, des... je ne pouvais pas aller à tous les cours d´ornithologie à la fac). Question culinaire, il fait aimer la friture (la majeure partie des mets cuisinés sont frits) donc Piranhas frits, Blanquillo (un beau poisson blanc que le dictionnaire qualifie de poisson rouge !!) frit ou General (belle bête de plus d'1m) frit accompagnés de riz, de yuca, de pommes de terre. Mais aussi soupe de Piranhas, soupe de "chancho" (= cochon). (le chancho pencha !!).

Un petit aller retour au Brésil d´ou part la fameuse "Trans Coca": Viens y´en a plein !!
Le dueño est adorable et adore les "huevadas", les "chistes", les "bromas" tant et si bien que le dernier soir, on passe toute la nuit à discuter et à refaire le monde en machant de la coca, comme deux vieux amis. Penaud, dans la brume du petit matin, je quitte définitivement l'embarcation pour un bus direction LA PAZ.

Je connaissais 50h de bus au Vietnam sur une banquette 3 places avec les genoux dans le menton (de Ho Chi Minh Ville à Saigon, chercher l'erreur ?) donc je pensais qu'une bonne trentaine (Ils précisent que le trajet dure entre 30 et 60h !!) se ferait sans probleme. Oui mais j'avais un tantinet omis un paramètre et non des moindres : le trajet s´effectue UNIQUEMENT sur pistes défoncées et avec notamment quelques passages andins ravineux délicats... du pur bonheur pour les amoureux du vide.

Tout ca pour llegar à... LA PAZ.
Incroyable ville, au creux du coeur du volcan, les casitas en briques accrochées a la montagne, les collines rocheuses environnantes, les sommets enneigées au second plan, des micros activitées partout, je serais bien rester davantage mais bon aprés avoir acheté des cartes du salar d´Uyuni à l´institut militaire, aprés être redescendu de l´alto de nuit a travers les ruelles soit disant "peligrossos" (il fallait bien vérifier !), aprés avoir goutté le maté de coca... je pars pour Oruro et le Salar.

A moi l´Altiplanooooooooooooooooooo
SOYEZ FOUS, NE CHANGEZ RIEN !!

Bis
willy