vendredi 31 juillet 2009

San Ignacio de Moxos























SAN IGNACIO DE MOXOS

Enfin la fameuse fête indigène tant attendue !! Un vrai festival de musique. Les rues de ce petit village d'ordinaire tranquille se remplissent, se bondent et deviennent pleines à craquer bondées de boliviens débarqués de tout le Beni (soit qui mal y pense et plus si affinitées).
Processions colorées et défilés toute la journée. Les gens payent des bandas pour qu'ils jouent une heure ou deux devant le parvis de leur maison. De tous les cotés, c´est musique, danse, boutiques improvisées, viande, viande et viande... poulet au grill, soupe de poulet, porc au grill, au four, séché puis grillé, saucisses... éventuellement accompagné de yuca et de riz, voir de mais cuit.
Le soir devant le parvis de l´église, c'est feu d´artifice. Si une torche tombe à vos pieds, le jeu de la relancer le plus vite possible dans la foule afin que d'autres aussi s'amusent en se brûlant. Les achus (hommes déguisés en grand-père en hommage aux anciens) courrent a travers la foule avec des grands chapeaux surmontés de feux de Bengale. Effet et brulûres garantis !!

Le lendemain, rodéo de torreaux dans une arene ou les plus téméraires titillent les bestiaux. Il est mignon le minou... quelques bléssés sinon le jeu n´aurait aucun charme. Le plus drole, c´est lorsque (des litres de Pacena, la biere locale, aidant) 2 individus en viennent aux mains, tout le monde délaisse alors le taureau pour entourer les protagonistes et absolument assister au combat. Les deux jours suivants sont également consacrés à des "corre de toros" pendant des heures.

Lleno de gente

Manana, yo regresaré en Tinidad

Qui suis-je, où vais-je et peut-on payer en dollars ?

Bisousssssssssssssssssssssss


lundi 27 juillet 2009

Trinidad


TRINIDAD






J´ai contacté un bateau et à mon retour de la fête indigènes de San Ignacio de Moxos qui se déroule le 31 juillet, j´appareillerai pour une semaine à travers la jungle. Vu que je n'ai pas le temps de faire l'aller retour avant la fête, je suis coincé une semaine, chez mes hotes...
Après, j'irai dormir chez vous, nouveau concept: j'irai squatter chez vous !!
Je découvre:
* L'anaconda local, le tapir, les capibaras qui vivent tranquiles dans un coin du village.
* Le A con A (Agua con Alcool); Alcool à 96 degré (à 10 bolivianos = 1€ la bouteille) mélangé avec de l'eau.
* Le leche de tigre (lait de tigre), même alcool mélangé à du lait chaud... doux et agréable le soir, beaucoup moins cordial le lendemain matin.
* Les défilés de moto, mobylettes, scooter, voitures ou tous types d'engins motorisés les vendredis et samedis soir autour de la place principale. A 2, 3 ou 4 sur un deux roues, le trajet est particulièrement codifié: tour de la place principale, aller retour de la rue principale, variante éventuelle par la seconde rue marchande de la ville et ainsi de suite pour la première partie de soirée. De temps en temps, une pause est la bienvenue dans une "liquoreria" pour acheter quelques "bebidas" alcolisées. Ensuite, tout le monde se donne rendez-vous autour du parc pour continuer la descente. Enfin, ultime choix décisif, discothèque ou karaoké pour terminer la soirée.
* La pêche au fil et les "blanquillos" ou, pour une fois que j'avais trouvé un bracelet sympathique en graines, il a suivi lors de mon lancé, la même trajectoire parabolique que mon hameçon pour atterir brillamment dans la rivière ! Je vais le chercher à la nage ? Avec les alligators, les anacondas et les raies piquantes, ils n'ont pas voulu...
* Le machage de coca ou la "cocita" avec son bico (bicarbonate de sodium) réactif nécessaire et indispensable à la libération de l'alcaloïde. Certains ont de vrais têtes de hamster avec leurs boules de feuilles coincées dans la gencive.
* Un jeu de dés, sorte de Yam simplifié ou si tu tapes sur la table en criant avec de lancer, tu tiens compte de l'envers de la valeur du dé obtenu.
* Les voisins, les voisines, les entrainements de l'école pour le défilé du 6 de agosto...
Oups, déjà une semaine...
Même si la fête est prévue le 31, j'ai entendu dire qu'il valait mieux anticiper. Je pars le 30 au matin, après avoir été interviewvé par un journaliste local... Ou est le film ?

jeudi 23 juillet 2009

Paraguay Bolivie




Hey hey... Le Paraguay... haciendo el dedo

Il est 20h, il fait nuit depuis 2h lorsque je me frappe à la porte d'Anilo.
- Hola! Soy un amigo de Augustin, encontrado en Clorinda...
Pas facile de débarquer chez des inconnus à cette heure là pour leur annoncer que tu dors chez eux avec seulement un mot d'un vieil Argentin, soit disant copain à eux, croisé sur le chemin la veille. Hay que romper el hielo !!!! Un peu méfiant au début, protégeant sa femme et sa fille, il finit par m'accepter et me propose de dormir dans la cuisine d'été d'une maison voisine inoccupée.
Il faut dire qu'il faut vraiment le vouloir pour atterrir ici. Augustin m'avait expliqué;
- Quelques kilomètres après la sortie d'Asuncion, dans le grand virage à droite après le contrôle de Police au bout du pont surplombant le rio Paraguay, tu entres à droite dans le "barrio Montecito". Ensuite tu demandes.
Heureusement qu'une aide fortuite m'a rapproché de chez Anilo à moto à travers un enchevètrement de ruelles terreuses pour me débarquer directement devant chez lui sur les rives du Rio Paraguay sinon j'y serai encore. La persévérance a encore porté ses fruits... C´est pénible tous ces gens adorables...



Au poste avancé de police,
j'ai beau expliquer que ce n'est pas une question financière mais plutôt une démarche humaniste qui a l'avantage de me faire rencontrer du monde (le voyage: n'est-ce pas aller au bout du monde pour un bout de conversation ?), les hommes en uniforme sont plutôt réticents à ma formule: je dois attendre le bus.
Mais quelques lancers de pièces de 500 guaranies plus tard (le jeu consiste à les jeter contre le trottoir de la cahute de contrôle et celui qui est le plus prés remporte l'argent des autres joueurs), je suis un pote. Ils arrêtent alors le premier camion pour que je continue mon périple. Adioooooooos. Au péage suivant, je dois prendre des photos, raconter quelques vannes, me moquer avec un militaire d'un de ses collègues et l'on me glisse dans un autre véhicule. 700 km plus loin à travers cet ancien lac salé (ce qui pose d'ailleurs des soucis d'eau portable), je dors devant le poste d´immigration.
C'est juste surprenant d'observer un grand gaillard blanc en salopette bleu marine parler en allemand avec sa femme vétue comme Laura Ingalls et présenter des cartes d'identités boliviennes ?? Ils font parti de la vaste communauté mémonite qui réside tranquillement dans cette partie nord du pays.

Là ou la route s'arrête, l'aventure commence.... ou encore:
Là ou la route Paraguyayenne s'arrête, la Bolivie commence.
12h dans un autre bus pour Santa Cruz avec toujours le même décors aux abords de la seule route qui traverse les 1500 km précédents : des estancias, des estancias et des... estancias. Selon les régions, le nombre de bête autorisé à l'hectare varie. C'est :
1 cabeza/ 2 ha dans la région de Santa Cruz
1 cabeza/ 5 ha dans la région d'El Chaco
1 cabeza/ 3 ha dans la région d'El Beni.
Je crois que l'on peut parler définitivement parler de culture exensive ! Hay esta mañana des cabezas de ganado !!

BOLIVIA
J'avais pour idée d'essayer de trouver une barque ou un bateau de pêcheurs sur le Rio Ichilo pour remonter en une semaine jusqu´à Trinidad, idée certes intéressante mais néanmoins irréalisable en cette saison hivernale, le niveau d´eau n´étant pas suffisant donc... demi tour !! Hay que ver para saber ! Veni, vedi, reparti... a Santa Cruz ou le climat, s'il s'était réchauffé au fil de la latitude depuis le début de mon périple s'est considérablement dégradé au point que depuis 2 jours il fait plus que frais. Il pleut des cordes et les gens ont mis des pavés pour traverser les rues devenues rivières... et comme les petites rivières font les grands fleuves...
Il pleut des cordes, il caille, je mange une brochette dans un petit restau. Faute de place, Gonzalo, se pose en face de moi. Il prends le bus pour Trinidad comme moi, celui de 20h30 comme moi, avec la compagnie TransJuarez comme moi, la place numéro 27 comme...
Le bus de nuit part sous les huées avec plus d'1h30 de retard, et comme si ce n'était pas suffisant, s'arrête pour charger davantage de cartons. Les gens se manifestent, se lèvent, demandent ouvertement si c'est un camion de marchandises ou un bus, proposent d'éventrer le colis qui prend la place de passagers qui ont payé leur place
et doivent rester debout, pestent contre le compagnie, critique la gérante. Impossible, il faut le décharger... atmosphère d'autant plus glaciale que la pluie entre par une fenêtre brisée et l'air frais par des trous dans le plancher qu'ils faut boucher avec les pieds.
- Combien va-t-on nous rembourser pour le retard avec l'horaire initial ? Lance-je à la volée.
Cela fait beaucoup rire les passagers. Gonzalo voyage avec Ambrosio et Daniel, deux de ses oncles dont le dernier qui vit sur place. Le courant passe instantanément avec Daniel, cet ancien a travaillé et voyagé dans toute l'amérique du sad et notament au Brésil. Maillot des verts sur les épaules, il me fournit tous les renseignements que je cherche depuis quelques jours les trajets en bateau (il existe plusieurs ports, une semaine de navigation est nécessaire jusqu´à Guayaramerin à la frontière du Brésil, prix, démarches...). Les électrons circulent tellement bien que je me retrouve chez eux. D'ailleurs selon eux, il y a trop de coincidence, c'est forcément Dieu nous a fait rencontrer!








HAY QUE VER PARA CONOCER
HAY QUE VIAJAR PARA HABLAR
HAY QUE SABER PARA ENTENDER

Cuidese amigos

samedi 18 juillet 2009

BUENOOOOOOOS AIREEEEEEEEEEEES

BUENOOOOOOOS AIREEEEEEEEEEEES

Arrivé en argentine le 14 juillet après 14h d´avion et
une petite halte à Madrid. Classique. Je suis bien évidement toujours en vie sinon je ne vous écrirais pas... Heureux, content, certes, un peu triste tout de même car j´ai, une fois n'est pas coutume, encore raté notre grande fête nationale commémorative, ce splendide spectacle sur les Champs Elysées qui participe à la grandeur et à la notoriété de notre charmante nation... On ne peut
malheureusement pas être partout à la fois...

Dans la fraîche ambiante de la capitale on peut raisonnablement ou logiquement se demander pourquoi quitter la douce chaleur française de l'été pour venir déhambuler ici en blouson et bonnet ? Masochisme ? Peur d'une forme d'accoutumance ? (ce phénomène inverse s'appelle alors de la contre-addiction !!) Problème neurologique ? Soucis d'hémisphère ?


J'erre donc 3 jours dans la capitale afin de me familiariser avec les odeurs, le vocabulaire, l'accent délicieusement chantant, les assados énomes énormes accompagnés de la botecha de vino, la cache la mas ancha del mundo, la Placha de Mayo ou campent depuis 1 an et demi les anciens militaires du temps de la guerre des Malouines pour qu'il soient (après avoir été envoyés sans préavis) justement reconnus comme "anciens combattants", les quartiers de San Telmo, de Palermo et le fameux La Boca avec ses maisons colorés, le cimetière et ses multiples caveaux décorés. Après un charmant concert de Tango intimiste, une soirée pop locale terminée par un traditionnel "bife de lomo" tardif à La Boca, ou il est préférable d'être guidé par des locaux tant le quartier est tout de suite beaucoup moins hospitalier la nuit que le jour... Ya, vamos...
¨Le meillleur plan, c´est de n´avoir aucun plan !!¨ Suivant cette merveilleuse phrase de Confucius ainsi que le fleuve Paraguay vers le nord , je me retrouve toute une journée au coin d'une rue de Clorinda (bourgade ou les "carnicerias" représentent la moitié des commmerces de la ville) à la frontière entre l´Argentine et le Paraguay, à observer, à commenter et à me faire expliquer la vie locale avec des trafiquants de monnaies, des mafiosos du billet, des arnaqueurs du bout de papier numéroté... enfin de simples et adorables gens qui tentent de gagner leur vie en faisant du change.. Muchissimas gracias à ceux qui ne liront jamais ce blog.




Dimanche, non pas à Bamako mais comme tout jour du seigneur qui se respecte à ASUNCION (ou Nuestra Maria de la Asuncion pour les puristes),

capitale du bien nomme pays du protectionnisme homosexuel ou, à en juger par les multiples concessionnaires aux coins des rues, on peut se demander comment les habitants trouvent l'argent pour se déplacer dans de rutilants 4*4 japonais.
Des crédits certes, de fortes inégalités sûrement et surtout cette question que personne ne pose mais qui trotte depuis longtemps sur les lèvres purpurines de toute l'assemblée:
- Pourquoi le Paraguay?
Voici mes arguments:
* Une seule route qui traverse le pays sur 1000 km pour rejoindre la Bolivie avec notamme
nt une bonne partie de jungle.
* Les locaux disent que c'est chouette.
* Les touristes le négligent sous prétexte qu'il n´y a quasiment rien a voir ni a faire.
* Les guides sont évasifs sur la destination ou évoquent timidement une route interminable, au milieu de nulle part (l'intérêt de ne pas avoir justement d'intérêt) mais un marabout-shaman-animiste-exorcisto-boudhiste me certifie que ce sera une expérience horriblement unique et que suite à cela, ma famille connaîtra la paix pendant au moins 3 générations et que je le raconterai a mes petits enfants qui le transmetteront à leurs petits enfants et que... Autant d'arguments qui aiguisent ma curiosité.


Je vous laisse, je pars en direction de la Bolivie, et dans un premier temps de sa zone tropicaple à l'est et au nord est, essayer de me faire quelques potes anacondas pour remplacer mon boa en déprime depuis que sa soeur est partie...

Proxima bullletin de informacion en una, quizas 2 semanas

.. MOI AUSSI, JE VOUS AIME...